Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 06:01

 

1971. A BARCELONE le 2 septembre, le jeune Roberto PILES reçoit l’alternative des mains de son parrain et mentor le grand Luis Miguel DOMINGUIN, témoin Palomo LINARES, au cours d’une somptueuse corrida de TORRESTRELLA.

A BELGRADE 15 jours plus tard, corrida au programme d’une semaine espagnole en terre yougoslave. Luis Miguel et Roberto PILES sont au paseo.

 

AFFICHE

 

En compagnie de l’écrivain Georges SEMPRUN, les deux toreros assistent au banquet offert en leur honneur par le maréchal TITO.

TITO se penche vers Roberto et lui dit :

 -       ¿ Roberto, que tal ? ¿ cómo está?

-       ¡ Oye !  ¿ Habla español ???

 Réminiscence d’un séjour en Espagne… dans les Brigades Internationales.


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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 04:55

 

La Liberté !

Je me souviens. C’était au cinéma Majestic, aujourd’hui disparu, de la rue Emile Jamais, mais l’immeuble qui l’a remplacé garde encore son nom.  En 1953, il projetait ce film inoubliable qui aura marqué les générations d’enfants de la guerre, mais aussi leurs parents et grands parents. Une ode à la Camargue sauvage, aux chevaux blancs comme l’écume des vagues, à  cet enfant qui vivait encore  ses rêves : « Crin Blanc ».


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Dans une Camargue encore vierge, sans touriste, entre sable et paluns, entre vagues et sansouires, un cheval sauvage voulait garder sa liberté de galoper dans cette plaine de vent et de sel. Des hommes, sans méchanceté, ne pensaient qu’à attraper cet étalon et le domestiquer, mais seul un petit pêcheur des étangs, un enfant parvint à l’approcher même s’il dut subir une épreuve terrible avant de pouvoir approcher cette bête du Vaccarès. Trainé sur des kilomètres par « Crin Blanc » accroché à son lasso, Folco, joué à l’écran par un petit Marseillais d’une dizaine d’année, Alain Emery, obtint la confiance du Camargue.  Tous les deux trahis par les hommes iront chercher, en s’enfonçant en mer, un pays où ils pourront vivre libres. Vivre libre, la belle affaire !  

 

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 La Camargue sauvage, en 60 ans a disparu, vaincue par les touristes qui cherchent encore aux Saintes-Maries de la Mer le souvenir de Crin Blanc, en parcourant, à dos de chevaux dociles, les bords de l’étang du Vaccarès. Denys Colomb Daunant, le scénariste de ce film de Albert Lamorisse, qui obtint le Grand Prix du court-métrage au festival de Cannes en 1953, est décédé en mars 2006 . Il n’aura pas vu la destruction de l’hôtel particulier nîmois qui portait son nom à l’angle de la rue Fenelon et du boulevard Talabot.

 Tout a changé en soixante ans. En 1953, Aparicio, César Gijon ou Antonio Ordoñez qui faisait la “une” de Paris-Match, n’étaient pas la honte du monde. Les défenseurs des animaux qui ne digéraient pas depuis deux ans la loi autorisant les courses de taureaux, ne crachaient pas sur les aficionados qui se rendaient aux arènes, ne les insultaient pas, ne tentaient pas de les empêcher d’entrer.

 Aujourd’hui, il faut mobiliser un escadron de gendarmes pour contenir une bande de braillards qui voudrait interdire une tradition légitime des pays du Sud. C’est l’attaque frontale et brutale au nom de quoi ?  Le mot liberté inquiète. Il est  trop révolutionnaire, il faut censurer la poésie, domestiquer ce qui est différent d’une ligne politiquement correcte, attacher Crin Blanc, le priver de galoper. Il faut interdire. Eh bien non !

 Samedi 19 avril, à Arles, en pleine Camargue, pays de Crin Blanc, un grand rassemblement d’hommes et de femmes épris de liberté se réunira devant l’amphithéâtre pour démontrer que le pays où l’on peut vivre libre est bien celui-ci, celui où nous vivons, où nos traditions sont respectables, où nous aimons nous rendre. Le peuple taurin pourra alors former une mer humaine. Non pas pour y périr comme Folco et Crin Blanc, mais pour garder sa Liberté.

 

Paul BOSC

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 22:39
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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 09:19

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A paraître le 18 mars prochain à l'occasion de la Feria d'Arles

Comment un jeune torero nîmois est devenu cavalier et dresseur de chevaux ? Alain BONIJOL, l’homme qui parle aux chevaux de picador raconte son aventure, des arènes françaises aux plus prestigieuses ferias espagnoles, comment il a révolutionné le tercio de piques et ses ambitions pour la tauromachie du futur.

«...Dans le monde d’aujourd’hui où les individus disparaissent sous le paraître, Alain Bonijol avance à visage découvert, à puerta gayola...»

Alain Montcouquiol


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Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 08:22

 

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Jambon ibérique : du nouveau en 2014

Voilà un sujet qui peut surprendre en terres taurines; pourtant il pourrait rapprocher les aficionados et les anti-corridas raisonnants en l’accompagnant d’un verre de fino ou de manzanilla lors de tertulias apaisées; mais, certitude, il ne peut pas concilier les animalistes. Il a donc sa place parmi les informations tauromachiques.

Peut être que l’information vous a échappé : le 10 janvier dernier un décret royal est venu modifier la classification des jambons crus ibériques et amplifier les exigences de qualité. Une telle clarification était nécessaire pour enrayer le déclin de l'élevage porcin en Espagne. Selon le ministre espagnol de l'Agriculture, Miguel Arias Cañete, le nombre de porcs abattus a diminué de 70% entre 2008 et 2012 et de près de 85% pour la seule appellation pur bellota.

Les deux grandes catégories de jambon fondées sur la race demeurent, d’une part, le jambon SERRANO issu de la patte arrière du porc blanc et, d’autre part, le jambon IBERIQUE  obtenu de porcs de races ibériques.

Le porc ibérique

Les critères d’identification reposent d’abord sur la race puis la conduite de l’élevage, le séchage sans omettre le tènement. Les AOC et IPP demeurent mais doivent se conformer à la nouvelle classification.


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Le porc ibérique est issu de races à robe noire et ou à onglons noirs dénommés « pata negra ». Cependant cette dénomination familière en Espagne n’a pas la reconnaissance de l’Union Européenne puisque les mêmes signes distinctifs existent dans d’autres races, hors de la péninsule.

Les porcs ibériques doivent être élevés dans la dehesa, cet écosystème qui occupe la province de Salamanque, l’Estrémadure et le nord de l’Andalousie. Les principales races de porcs noirs sont les suivantes : lampeña, entrepelada, negro de puebla, negro de campanario. Les races « rojo »: retinta, rubia campiñesa et machada de Jabugo font également partie du porc ibérique.

Le jambon ibérique

Désormais le jambon ibérique  ne  peut provenir que de cochons de races ibériques et non plus de races autres ou de croisement avec par exemple les Duroc, d’origine américaine, comme il était toléré antérieurement.

Le texte, à vocation simplificatrice et qualitative, réduit le nombre des labels et renforce les contrôles de qualité. Il précise en particulier les temps d’affinage et fixe les surfaces minimales de pâture obligatoires par individu.

Désormais le nombre de dénominations est réduit à quatre:

Jamon de bellota iberico (étiquette noire) pour un porc qui s'est nourri de glands (bellotas) en plein air, il doit être issu à 100% de races ibériques; il a bénéficié des quatre mois de montanera. Il est le seul à pouvoir être qualifié « Pata Negra ».


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Jamon de bellota ibérico (étiquette rouge) pour le même porc élevé de la même manière, mais hors d’Espagne.      

Cebo de campo iberico (étiquette verte) pour les animaux élevés en plein air mais qui se nourrissent de céréales et d'aliments composés; ces cochons sont nourris au fourrage et doivent vivre en liberté pendant au moins 60 jours.

Cebo iberico (étiquette blanche) pour les animaux élevés en enclos. 

Les trois dernières classes de jambons devront obligatoirement afficher le pourcentage de produit d'origine purement espagnole qu'ils contiennent.

L'appellation "pata negra » ne pourra désormais être appliquée qu'aux viandes à l'étiquette noire. Il y aura donc une différence de qualité selon la pureté de la race:

Puro Ibérico: Si le cochon est 100% de race ibérique. Cette condition est obligatoire pour obtenir l’appellation bellota iberico.

Ibérico: Si le cochon est issu d’un croisement de races entre ibérique et Duroc par exemple.


norma_patanegra_2014_FR.jpgVoir sur le site http://www.patanegra.biz/2014/01/les-nouvelles-normes-2014/

 

Le porc ibérique, alicament ? 

Pendant la « montanera » ou glandée, période de maturation du gland allant d’octobre à février, le porc ibérique court les pâturages et les forêts de chênes-lièges et de chênes verts. Le gland, connu pour sa teneur élevée en hydrates de carbone, participe à son engraissement ; en plus de l'herbe, l'animal consomme 9 à 10 kg de glands par jour.

Durant cette phase se produit un renouvellement de la graisse du porc par une autre plus fluide, riche en acide oléique, de plus s'insinuent les arômes provenant des huiles essentielles composant le gland. Le porc ibérique est souvent appelé « olivier à quatre pattes ». Ses acides gras sont essentiellement oléiques, comme ceux de l’huile d’olive (55% d’acide oléique, un acide gras mono-insaturé) d’où la production de bon cholestérol ; le HDL réduit le LDL. Il est également riche en protéines (jusqu’à 43% de plus que la viande fraîche), en vitamines B et E (antioxydants) et en divers oligo-éléments zinc, fer, calcium, phosphore et magnésium ; il se révèle aussi très faible en apport de calories, environ 190 à 250 pour 100 grammes. Par ailleurs, il a la caractéristique de pouvoir stocker une partie de la graisse dans ses tissus musculaires, ce qui lui confère son goût unique.

 De là à l’intégrer dans le régime méditerranéen comme le proposent certains marchands, il y a un pas à franchir que je laisse à l’appréciation de chacun et de sa faculté… 

*

*      *

 

Selon la nouvelle règlementation le meilleur jambon devrait être le pata negra « Puro Iberico de Bellota».

Les nouvelles normes sont applicables pour les produits mis sur le marché à compter du 1er mars 2014. Mais prudence, l’application de la règlementation ne manquera pas d’être chaotique pendant quelques mois puisqu’une partie des stocks en cours de séchage et d’affinage (24 à 48 mois, jusqu’à 7 ans pour les produits d’exception) devrait être déclassée mais peut être pas dépréciée...

 

A consommer avec modération, bonne dégustation

 

Dominique VALMARY


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Lundi 13 janvier 2014 1 13 /01 /Jan /2014 20:27

La fantasmagorie populaire distingue traditionnellement le taureau par les attributs qui extériorisent sa virilité : les organes sexuels externes et les cornes, mais n’oublions pas le garrot, cette masse musculaire surdimensionnée d’une quarantaine de kilos qui renforce l’encolure et ses muscles extenseurs. La nature est bien faite : tout est là pour assurer la survie du mâle, la protection du troupeau et surtout la domination du plus fort pour perpétuer l’espèce. Les hormones sexuelles facilitent le développement musculaire et la force physique, elles les subliment en période de rut. La confrontation sera rude entre les prétendants armés de leur paire de cornes ; arme fatale s’il en est puisqu’elles sont la cause des blessures mortelles au pâturage.

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Manolo Ruiz Pipo

 

Cela entretient la projection de l’homme qui va jouer avec ces signes jusqu’à isoler les jeunes taureaux et les priver de toute relation reproductive avant leur affrontement dans l’arène comme si cela augmentait leur agressivité. Seule la grâce peut ouvrir à l’heureux élu la voie de la reproduction. Y a-t-il un parallèle à présenter avec l’appréciation ancienne selon laquelle un torero consommant une relation sexuelle avant la corrida se mettait en danger ou bien encore le débat entretenu tous les quatre ans autour des athlètes hypocritement protégés des influences nocives et de leurs familles dans le village olympique ? Pour les toreros et les sportifs, les mœurs et les pratiques ont changé ; pour les taureaux la règle demeure.

Côté gastronomie la consommation d’abats sexués a bien baissé  même si les amourettes, les rognons blancs, les animelles, le morceau du boucher et, aux Etats Unis, les huitres des montagnes rocheuses donnent une coloration poétique aux couilles de taureau ; c’est le sens exact du terme argotique espagnol.  La préparation du met autorise toutes les fantaisies : sauce ravigote ou bordelaise, friture ou persillade, les brochettes ou la daube sont possibles. Il reste que le mot est internationalement utilisé, et pas seulement dans le callejon, pour faire référence à la bravoure et au courage, Sarah Palin ayant même affirmé que Barak Obama en manquait.


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Rien de bien original et, somme toute, rien de bien excitant pour notre civilisation méditerranéenne pourtant taxée de machiste en comparaison avec les vertus aphrodisiaques attribuées à d’autres signes distinctifs du mâle dans des contrées lointaines où le requin abandonne ses ailerons, le rhino sa corne, le tigre bile et griffes, l’éléphant ses défenses et à l’occasion tous d’y perdre la vie. Chez nous, les nerfs de bœufs ont eu leur utilité comme matraque, cette « chose » d’un mètre environ, plus longue chez le taureau que chez le manso - et dont, surprise, la longueur augmenterait avec l’âge, les veinards - qui sera séchée puis torsadée. Le frontal sera là pour rappeler la puissance du fauve par l’écartement et la longueur des cornes exposées comme le sont les trophées de chasse.  A propos de trophées, le paradoxe est entier de priver de ses pavillons  le taureau brave et noble qui a permis au torero de se mettre en valeur; c’est donc un taureau valeureux mais amputé dont la tête sera conservée pour être exposée.

Les cornes des taureaux sont l’objet de beaucoup de commentaires et souvent de polémiques sans fin. Au mieux ce sont la forme, la longueur, le calibre de l’appendice qui font la différence selon les encastes et les élevages. Les aficionados connaissent les arènes selon l’état des armures qui y sont présentées ; il reste bien sûr, même dans les lieux exigeants, le risque d’accident lors du transfert et donc la tolérance de « l’aréglage », si j’ose le terme. Au pire le fantasme du préservatif que véhicule le fait de protéger la corne en devenir avec les contestées « fundas » et la réalité du coiffeur animent aussi les débats. Les vérifications aléatoires ou celles qui sont effectuées en cas de doute visent à assainir les pratiques alors même que les cornes éclatées au premier contact avec la barrière ou le caparaçon sont encore trop fréquentes ; désormais si l’appréciation scientifique de la réalité de l’afeitado n’est plus contestable en raison des prélèvements et des analyses contrôlées par les vétérinaires il restera toujours l’appréciation politique des circonstances qui entourent le fait et donc les conséquences stratégiques qui en seront tirées.


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Les blessures physiques engendrées par la corne évoquent la douleur et parfois la mort, que ce soit la pénétration et la déchirure des tissus et des vaisseaux, l’immiscion des germes et la sensation de brûlure toujours décrite par les toreros. A ce point du raisonnement il faut évoquer ces réflexions communes faisant le lien entre la corne et le torero : il n’est pas rare d’entendre le propos, défavorablement connoté, selon lequel « untel n’a jamais connu la corne » induisant que la ou les blessures sont un gage de sérieux et de qualité ; la discussion est inépuisable entre la finesse et la maîtrise du toreo qui peuvent expliquer le cas, voire l’autoprotection naturelle compréhensible de l’homme ou l’artifice critiquable qui éloigne insidieusement le danger.

La corrida repose sur la confrontation de la force brute à l’intelligence ; elle suppose un supplément de courage, une endurance physique souvent minimisée et quelque part un soupçon d’inconscience qui distinguent les diestros de l’être humain lambda. Pourtant la représentation est visuellement différente avec ce héros moderne dont la fragilité est soulignée par une silhouette féminisée par l’habit de lumière agrémenté d’accessoires connotés, ainsi, les bas roses ou les ballerines.


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Le ballet fondé sur la nécessité de dominer mais aussi l’esquive entretient l’ambiguïté qui disparait pourtant dans la consommation violente de l’étreinte finale. Les femmes se sont mises face au taureau sans que leurs expériences n’aient suscité une approche analytique des enseignements qui peuvent en être déduits. Le sujet est délicat à aborder pour qui veut dépasser les propos de comptoir minimisant leurs performances et ramenant cette pratique à un épiphénomène sans perspective. Personnellement j’ai apprécié le positionnement des intervenantes à la conférence du sixième Printemps des Aficionados intitulée « des taureaux et des femmes ».Rappelant les aptitudes morales et physiques de la gent féminine à combattre le fauve, elles ont évoqué les limites d’une telle perspective notamment le poids puissamment symbolique représenté par le risque de blessure à la matrice, cet espace précieux où se conçoit la vie.


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Passé outre cet obstacle elles ont souligné les autres limites qui pourraient être levées par une approche spécifique de la corrida sans qu’elle en soit dénaturée : l’habit n’est pas à leur avantage soulignant de manière excessive le bassin adapté physiologiquement à la maternité, mais aussi les postures viriles exposent de façon trop expressive les attributs masculins, autant de différences qui ne peuvent se gommer. Historiquement, des toreras ont actué en jupe-culotte et il n’est pas inutile de mentionner les rejoneadoras rappelant combien l’équitation sportive s’est féminisée.

Alors oui, ma tante peut très bien en être dotée et espérer toréer un jour à l’aune des mâles dominants; il reste à penser les quelques adaptations qui lui ouvriront, à elle et aux jeunes femmes élèves des écoles taurines, le chemin des ruedos. Le terrain des festivals et les tientas semblent particulièrement adaptés à ce travail préparatoire.

Tout ceci étant dit sans prononcer le mot !

Dominique Valmary

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Mardi 7 janvier 2014 2 07 /01 /Jan /2014 09:49

 

Il dormait quelque part, sur une étagère, oublié, même si la mémoire avait retenu son existence. Il a suffi d’un après-midi de pluie, en cette semaine de fin d’année, pour le revoir, l’ouvrir, se souvenir…

« Paco Camino, el Mozart del toreo »  côtoyait  “ Nacido para morir”  consacré à la vie de Paquirri, sur le rayon de la bibliothèque, deux ouvrages de la collection  “La Tauromaquia” parus chez éditeur espagnol Espasa-Calpe, il y a maintenant longtemps : en 1984 pour Paquirri,  dix ans plus tard pour Paco Camino. Deux destins exceptionnels et deux « figuras » de la tauromachie du XXe siècle. D’ailleurs c’est Camino qui avait été le témoin d’alternative de Paquirri comme celle de José Falcon, tous deux morts par la corne de toros.


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Mais revenons à ce témoignage d’une époque révolue que Carlos Abella raconte dans cet ouvrage et souvenons-nous… Nous sommes en 1960. Nous étions ados et attendions l’ouverture des portes des arènes sur le coup de midi pour être assis juste en dessus de la présidence en ayant payé un billet d’amphithéâtre. Bien sûr il fallait attendre 4 ou 5 heures, sous le soleil avant que le speaker de service, je crois me souvenir qu’il s’appelait Casabianca, nous rappelle qu’il fallait faire attention aux picpockets et que « la Marseillaise » résonne, mettant les arènes debout.

Le dimanche 5 juin, Julio Aparicio, Jaime Ostos et le nouveau matador de toros Paco Camino étaient au paseo de cette corrida de Urquijo mais un des bichos devait être remplacé par un Carlos Nuñez. Un trio qui devait être souvent renouvelé, au début des années 60 avec ou sans Antonio Ordoñez ou Diego Puerta.

Dans la revue « Toros » Paquito commente cette course et plus particulièrement  le combat du  « Niño Sabio » qui avait reçu l’alternative quelques semaines auparavant  à Valencia, sortant en triomphe avec Jaime Ostos d’une corrida de Urquijo.  A part une novillada à Roquefort, il n’a jamais toréé en France mais la presse et la radio espagnole ont souvent relaté ses triomphes comme cette novillada, sa deuxième seulement avec picadors, où il coupa 2 oreilles, la queue et la patte. Ce garçon, âgé de 20 ans né à Camas, calle du Général-Franco le 14 décembre 1940, viendra ensuite toréer à Nîmes 29 corridas, plus que Bayonne (28) et seulement 3 à Arles et Fréjus. Mais c’est Barcelone qu’il affectionne et où il a le plus torée (82 corridas) pendant sa carrière qui s’est terminée en 1987.

« Un bicho dont il fallait ne pas perdre la tête parce qu’il s’arrêtait en suerte, se serrait, derrotait à mi-course… » Le  Niño fit étalage de son sens du terrain. « Ses veroniques et son remate furent dignes d’un vétéran » poursuit le revistero qui retient les chicuelinas et la rebolera et les trincheras et firmas qui commencent la faena puis redondos et naturelles, trois par trois, terminés par le pecho. « Surgirent enfin l’envolée du molinete et de deux banderas. Et alors ce fut l’entrée a matar, sensationnelle, croisant à la perfection, basculant sur la corne. Le chico mit trois-quart d’épée légèrement en avant. Un descabello. Pétition d’oreille. Deux tours de piste, bronca à la présidence, le public se demandait un peu s’il avait assisté à un vrai combat où s’il avait rêvé… »

Pierre Dupuis conclut ainsi cette reseña dans son livre « Toros à Nîmes » : « Ce fut la première des nombreuses tardes que Camino devait toréer à Nîmes, pas toujours, hélas, dans d’aussi bonnes dispositions. »

La dernière corrida de Paco Camino à Nîmes devait être le 6 juin 1981 avec au paseo El Cordobes et Patrick Varin et des toros de Manolo Gonzalez et Sanchez Dalp. Entre 1960 et 1983, Camino a torée 8 fois avec Nimeño et une fois avec Richard Milian mais 260 corridas avec Diego Puerta ; 184 avec El Viti ; 139 avec El Cordobes ; 128 avec Antonio Ordoñez ; 103 avec Paquirri et 95 avec Jaime Ostos. Il a torée pendant ces temporadas, 1456 corridas coupant 467 oreilles, 1046 deux oreilles et 141 queues.

Entre temps il sera présent à nouveau dans l’amphithéâtre nîmois pour une corrida-événement comme sait les dresser Simon Casas. Paco Camino et Miguel Baez Litri donneront à leurs fils Rafi et Mike l’alternative.

C’était le 26 septembre 1987.

On dit que « Canal + »  aurait ajouté 2 millions de Francs, uniquement pour les toreros. Dans le callejon toute la presse française et espagnole était invitée. Les deux récipiendaires sont vêtus de blanc et d’or. Une ovation accueille les toreros et Georges Lestié écrit pour « Toros » : « Ce fut une corrida à part ». On avait amené 11 Jandillas pour éviter les surprises. Ils donnèrent à la course l’allure du festival qu’elle était.

Mike Litri fut le premier sacré par son illustre père. Il fut quelconque, tua mal et l’oreille accordée fut contestée. Celle coupée au cinquième fut plus méritée. Son père montra encore à 53 ans son savoir taurin. Il coupa une oreille et sa… coleta qu’il offrit à la ville.

Rafi Camino fut décevant au toro d’alternative et se racheta au dernier mais laissa le succès à son père. Paco surclassa tout le monde.

« La faena comptera certaines séquences éblouissantes, écrit Georges Lestié, doblones du début, série de quatre naturelles aériennes et pecho immense… Une leçon d’adaptation des cites, de toreo sans effort, toreo de poignet et de « tête privilégiée » avec majesté naturelle et cette fluidité du geste, intacte, enchanteresse parfois. »

Paraphant le tout, une ahurissante estocade, portée au ralenti, décomposant les temps, jusqu’à la garde. Une oreille qui valait toutes les autres, grande ambiance lors de la vuelta finale sur les épaules et sortie triomphale.

 

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Les toros combattus par Paco Camino

Contrairement aux toreros actuels, Paco Camino a combattu pratiquement toutes les encastes et même s’il disait qu’il préférait les toros santacolomas, les statistiques prouvent que ce sont les toros de Juan Pedro Domecq qu’il a le plus estoqués : 160 mais les Joaquin Buendia arrivent tout de même en seconde position avec 145. Depuis ses débuts en 1954 dans un festival où il paraît en culottes courtes et larges qui descendaient jusqu’aux genoux où il coupa 2 oreilles, la queue et la patte d’un becerro de  Baldomero Sanchez, le torero de Camas a triomphé tant en Espagne qu’en France et en Amérique, notamment au Mexique où il rencontra son épouse, fille de l’empresa de la Monumental de Mexico, Norma Gaona. Leur mariage a eu lieu en l’église de Coyoacan le 23 novembre 1963 et la noce suivie par 2000 personnes.

A Séville, l’un de ses grands triomphes  l’a été face à un toro de Celestino Cuadri ; à Madrid à Las Ventas, il a coupé quarante oreilles et est sorti dix fois par la Grande Porte, entre 1963 et 1976. Sa faena au toro « Serranito » de Pablo Romero, ses quatre oreilles aux deux toros de Galache, en 1963, ses triomphes répétés devant les Baltasar Ibán, son solo de la corrida de Bienfaisance en 1970 où il va, de sept façons différentes, toréer sept toros issus de sept élevages, et couper huit oreilles, en font, avec El Viti, le torero absolu de Madrid. Mais Paco Camino connut de tristes tardes comme celle de Lima où il entendit les 3 avis. Toutefois sur l’ensemble de sa carrière, il ne reçut que 19 avis.

La vie aussi le marqua terriblement puisqu’il perdit son frère Joaquin, peone de confiance par la corne d’un toro dans les arènes de Barcelone le 3 juin 1973.

Dans la première partie de sa carrière et jusqu’en 1969, il toréa souvent des Francisco Galache, Antonio Perez, Martinez Elizondo, Marques de Domecq et Atanasio Fernandez puis des Juan Pedro Domecq, des Joaquin Buendia, Torrestrella, Juan Mari Perez Tabernaro, Baltazar  Iban et Manolo Gonzalez. S’il ne rencontra que 4 Victorino Martin et 4 Miura, il combattit 30 Pablo Romero.

« El Niño Sabio de Camas » aura marqué son époque mais restera dans les souvenirs de l’aficionado comme un grand estoqueador et se distinguait à la cape par ses veroniques mains basses et pieds plantés au sol et ses chicuelinas.  Un grand torero classique qui se convertit à l’élevage après avoir quitté les ruedos.

En 2005, le gouvernement espagnol lui remit la médaille des Beaux-arts.

Le livre se referme. Paco Camino nous aura fait rêver, une fois encore.

 

Paul BOSC

 

Bibliographie : « Paco Camino, el Mozart du toreo » de Carlos Abella ; « Toros à Nîmes” de Pierre Dupuy et le journal “Libération” Jacques Durand


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Lundi 6 janvier 2014 1 06 /01 /Jan /2014 09:44

 

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C'est le thème du colloque organisé par L'Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales

Mardi 14 Janvier 2014 de 14h00 à 18h00*.

 

Au cours de cette demi-journée, anthropologues et historiens viendront partager leurs analyses sur ce "magnifique objet d’étude pour l’ensemble des sciences sociales", et pour notre passion, proposant de mieux comprendre son évolution et ses enjeux

Interviennent au cours de ce colloque :

  • Lourdes Amigo (Université de Valladolid-EHESS), Toros en España, siglos XVII-XVIII
  • Dominique Fournier (Muséum d’HistoireNaturelle), Destins croisés du cheval et du taureau dans les corridas en Espagne
  • Araceli Guillaume-Alonso (Université de Paris IV), Les Fêtes de Taureaux du XVe au XVIe siècle : le grand tournant
  • Bernard Vincent (EHESS), L'Église et la tauromachie XVIe-XVIIe siècles

 

* Cité internationale universitaire de Paris, Colegio de España

7E, boulevard Jourdan - 75014 Paris

 

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Par vingtpasses
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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 14:05
Ce matin, un excellent article du blog "...algo de memoria... décrit la grandeur et la misère du torero Cagancho (*). l'auteur rêve de connaître  "Malgré tout ce que ça implique de tardes désastreuses, (...) un torero pareil. Un qui ressemble à Cagancho, ou à Curro Romero, ou à Rafael de Paula".

J'en rêve aussi. Mais il en fut un autre, célèbre dans la démesure, grand dans ses triomphes, piteux pour ses nombreuses fuites :  Rafael Gómez Ortega "El Gallo", qui n'a pas trouvé de successeur...

C'est l'occasion de remettre en première page un article publié dans Vingtpasses le 9 mai 2009, qui évoquait ce torero hors du commun.

 

"Le toreo n'est pas la messe des morts"


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Rafael Gómez Ortega « El Gallo » (1882-1960), fut l'un des toreros les plus fins, les plus captivants et les plus fantasques de l'histoire de la tauromachie. Le moindre écrit le concernant libère une avalanche de louanges et de superlatifs qui vous submergent, ou bien, de défauts et de reproches désopilants, voire méprisables ou honteux. Artiste, sublime, colossal, malicieux, fantaisiste,  "provoquant les sourires de joie plus que les olé profonds"...  Mais aussi, hélas : « toreo fait de ciselures, souvent marginal et profilé, souvent résumé à l'arabesque, à l'adorno por la cara et fuera de cacho, (ce qui ne veut pas dire qu'il n'ait jamais toréé de près, au contraire), absence de profondeur, torero fragile et inapte à la domination, plus attaché à pétiller et faire étalage de sa grâce que soucieux d'allonger la charge des fauves dans des passes longues...», ainsi que l'écrit Jacques Francès dans son livre El Gallo, orfèvre de l'éphémère (1).

Rafael « El Gallo », contrairement à son frère cadet, le grand «Joselito», n'était pas fait pour « commander ». Homme délicieux, délicat, pacifique, il fuyait les violences, les querelles et les compétitions, aussi bien que le combat dans l'arène, et préférait jouer avec le toro. Il toréait pour lui, sans se soucier des gradins et des modes, auxquelles il n'emprunta strictement rien. Il ne copiait pas, il avait son toreo, et il n'a jamais été facile de le classer dans une école ou de le répertorier dans un cadre ou un style particulier, si ce n'est le sien, inspiré des anciens, Lagartijo et Guerrita, et qu'il construisit avec fantaisie et pure inspiration. Et à l'inverse, sa grande originalité, sa singularité et son art sublime ne furent pas imités, même si beaucoup de toreros apprirent à son contact. Et le grand Juan Belmonte avoua avoir pleuré en regardant les passes du Gallo ! Torero gitan, au tempérament inconstant, le «divin chauve» pouvait basculer de la cime des plus hauts sommets vers le fond de vertigineux précipices. Il était habitué aux plus grands triomphes sur des fauves terrifiants, qui l'inspiraient, mais aussi à des fuites honteuses et d'ignominieux refus de tuer, face à des toros convenables qui subitement, on ne savait pourquoi, le terrifiaient. Ainsi, il récolta sur la piste autant de têtes d'ail, poivrons et choux-fleurs pour ses pitoyables « espantadas » que de cigares et de fleurs pour ses triomphes, dans d'interminables tours d'honneur.
 
El-Gallo-par-JF-Aguayo.jpg  El Gallo par José.Fernández-Aguayo
Notons ce détail singulier : en 1927, à Nîmes, au comble de la désinvolture, il fuma un cigare en toréant, ce qui irrita au plus haut point les spectateurs nîmois. Désinvolte, insouciant et farceur, il le fut : il lui arriva de brinder trois fois le même toro à des personnes différentes, puis de s'en aller vers son frère José (Joselito) pour lui demander de tuer à sa place la bête qui subitement ne l'inspirait plus ! Bref, on peut dire qu'il inventa le concept du "toreo non-combatif", ainsi que le souligne Domingo Delgado de la Cámara dans son ouvrage Le Toreo revu et corrigé (2) .

Sa vie privée ne fut pas moins originale : à trente ans, il séduit la célèbre danseuse de flamenco Pastora Imperio, et, une nuit, il l'enlève et l'emmène à Madrid où ils se marient. La belle était séduisante, intelligente et passionnée dit-on, mais le mariage ne dura guère plus que « le temps d'une faena » : Rafael décida, cette fois encore, de prendre la fuite...  El Tío Pepe a écrit que Rafael était à ce point un torero intemporel qu'il aurait pu sans problème alterner avec « Paquiro » et Cúchares » s'il était né en 1830, mais aussi avec  Camino ou « El Viti » dans les années 50. 
  
Il n'empêche, « El Gallo » inaugura une triste manière de fuir certains toros pendant le combat, aux antipodes de la finalité et des principes de la lidia, manière que certains toreros, plus proches de nous, ont hélas reprise à leur compte, d'une manière plus discrète et subtile.
   

Charles CREPIN 


* Cagancho http://algodememoria.blogspot.fr/2013/12/cagancho.html

Voir aussi http://www.torofstf.com/ubtf  le livre "Gagancho" vient de paraître aux éditions UBTF

  (1) El Gallo, orfèvre de l'éphémère - Editions UBTF 1996).

(2) Le Toreo revu et corrigé - Alianza Editorial Madrid 2002- Traduction française Loubatières 2004

 


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Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 07:17

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COMMUNIQUÉ

Face à la multiplication des menaces, actes de vandalisme ou criminels contre la culture taurine sous toutes ses formes, l'Observatoire National des Cultures Taurines, qui sera reçu au Ministère de l'Intérieur dans le courant du mois, entend demander que leurs auteurs identifiés soient interpellés et que des procédures soient ouvertes, afin que leurs soient appliquées les peines lourdes prévues en cas de discrimination ayant pour objectif de porter atteinte à une activité commerciale.

À cet effet, l'Observatoire National des Cultures taurines demande à tous les aficionados victimes de ce genre de menaces, de conserver et de lui transmettre la trace des appels, messages, ou autres, afin que l'identification de leurs auteurs puisse aboutir et que des plaintes soient déposées à leur encontre par ses avocats.

Dans une démocratie toutes les opinions sont bien sûr respectables, sauf quand elles portent atteinte à la dignité d'une communauté et ont pour but d'inciter à la haine ou à la violence à son encontre.

L'Observatoire National des Cultures Taurines saisira donc cette semaine madame la ministre de la Justice pour lui demander de prendre la mesure de la situation qui s'apparente aux dérives racistes et xénophobes sévèrement punies par ailleurs dans le Droit français.

Il est bien évident que la plupart des menaces proférées par internet proviennent de personnes immatures qui trouvent dans ce "combat" un exutoire à leur mal être, mais il est évident aussi que la responsabilité des associations et activistes qui diffusent des mots d'ordre provoquant leur passage à l'acte est engagée et doit être poursuivie.

L'est également celle de l'État dont le devoir de maintien de l'ordre doit se traduire par une investigation poussée de ces actes délictueux afin de responsabiliser pénalement les instigateurs et les auteurs de cette nouvelle forme de violence faites aux personnes en raison de leur appartenance à une communauté, laquelle nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Dans un État de droit des limites doivent être posées et des sanctions prononcées, afin d'éviter que ce genre d'actes ne se généralise en toute impunité, et n'aboutisse à une surenchère dont l'issue ne pourrait être que la violence.

Afin d'affirmer son attachement aux principes républicains, d'exiger le respect auquel il a droit et de demander que soit mis un terme aux agissements délictueux perpétrés à son encontre, l'ensemble du monde taurin se rassemblera en début de temporada à l'occasion d'une grande manifestation symbolique sur le thème des libertés fondamentales, autour d'un seul mot d'ordre repris par des milliers d'aficionados :

«Ma culture, ma passion, mon identité, ma liberté ».

 

ONCT - 8 Décembre 2013


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